202 Boulevard Aristide Briand - 85000 LA ROCHE SUR YON
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89ème championnat de France
Le Mans du
1er au 3 mars 2019


Une belle édition

Pour qu’une épreuve pongiste soit appréciable, un niveau de jeu correct et des surprises sont nécessaires. En 2018 à Rouen, nous avions découvert un tout nouveau champion (ROBINOT) et vécu quelques matches « au couteau » (demi ANGLES / AKKUZU). Bis repetita cette saison avec, en plus, la présence de tous les favoris, aucune absence de marque pour minorer la victoire finale.
Can AKKUZU est donc notre nouveau champion de France, titre fort mérité pour un garçon qui a montré un comportement rigoureux tout au long du week-end. Sa solidité mentale a fait également la différence face à HACHARD, auteur lui aussi d’une remarquable performance en se débarrassant de GAUZY – 4/1 en quarts de finale. D’ailleurs, c’est bien la densité des vainqueurs potentiels qui a caractérisé cette épreuve. PETIOT en est l’exemple parfait, lui qui a balayé sa partie de tableau, enchainant performance sur performance pour s’inviter finalement sur le podium. Certes, on peut se féliciter de cet éventail de champions possible. On peut aussi s’en inquiéter concernant notre domination sur le plan international. En effet, dans les années 70 et 90, SECRETIN et GATIEN étaient, de par leur niveau (n°2 et n°1 mondial) sûrs d’atteindre sans encombre la finale des France. On s’interrogeait juste sur le nom du finaliste (et encore !). Ils ont remporté 17 et 13 fois le titre entrainant dans leur sillage l’équipe de France, et dominaient donc sans partage sur le plan national. En revanche, on a désormais l’impression que chaque saison peut nous offrir un champion différent.
Du côté des féminines, jamais le terme de « pépite », souvent utilisé à tort ou à travers, n’a été aussi approprié pour qualifier cette petite Cadette 2 qui doit donner des sueurs froides à toutes les seniors qui l’affrontent. Prithika PAVADE est vraiment un phénomène de précocité sur le plan pongiste et comportemental. Elle pourrait être la joueuse qui, dans l’avenir, va « booster » la discipline comme GATIEN l’a fait en son temps, permettant peut-être ainsi de dépasser réellement les 200.000 pratiquants. Actuellement, malgré son statut hors norme, son environnement semble calme et posé, ses relations avec son capitaine, saines et bienveillantes. Il est souhaitable que cette situation perdure…. Marie MIGOT, par exemple, a connu elle aussi les prérogatives et les affres de la précocité. Quatre à cinq années ont été nécessaires pour digérer ce statut d’exception, et enfin passer au cap supérieur. Elle a, en tous cas et de fort belle manière, annoncé son retour lors de cette épreuve, remportée pour la 5ème fois par l’expérimentée Yuan JIA NAN.
Cette édition fut donc passionnante à suivre et a montré que toutes les progressions ne sont pas forcément linéaires et programmables. Certains joueurs mettent plus ou moins de temps à émerger. D’autres ont du mal à assumer leur statut. Ils ont, par contre, pour la plupart, un point commun qui pose question : ils s’entraînent hors de nos frontières.

 
Tony SEYMOUR
 

cic régional poussins / benjamins

Champagné (72) le Dimanche 5 mai 2019
 
Ce traditionnel rendez-vous des petites catégories s'est déroulé en Sarthe cette saison. Comme toujours, la Vendée était correctement représentée avec 2 équipes en Benjamins (Bellevigny et St Hilaire de Loulay) et 2 équipes en Poussins  (Beaufou) sur les huit maximum proposées dans chaque tableau. Beaufou est la seule équipe du département qui, au final, accède au podium.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Classement Final :
POUSSINS :
1er : ST SEBASTIEN
2ème : ANILLE BRAYE
3ème : BEAUFOU 1
4ème : ARNAGE 1
5ème : BEAUFOU 2
6ème : ARNAGE 2
7ème : ARNAGE 3
 
 
BENJAMINS : 
1er : ST JULIEN
2ème : LA ROMAGNE 1
3ème : ORVAULT
4ème : ST HILAIRE DE LOULAY
5ème : ANGERS VAILLANTE
6ème : BELLEVIGNY
7ème : ANILLE BRAYE
8ème : ROMAGNE 2
 
Il m'a semblé que dans les 2 catégories, les filles présentes avaient, en majorité, un niveau très satisfaisant par rapport à leurs équipiers masculins. Il est par contre regrettable que dans une Ligue comme celle des Pays de la Loire, on n'arrive pas à rassembler 8 équipes mixtes en Poussins.
 
Tony SEYMOUR
 
 
 
 
 
 

LA LOGIQUE INTERNE DE L'activité sur le terrain

La logique interne d'une discipline sportive rassemble tous les éléments qui la caractérisent. Celle du Tennis de Table compétitif est centrée sur le combat, le duel, pour obtenir finalement, la mort symbolique de l'adversaire. Il n'y a pas de match nul, mais un gagnant et un perdant.
Quatre domaines de la performance entrent en jeu simultanément au cours d'une partie chez un pongiste idéalement constitué : le physique, la technique, la tactique et le mental. Ce dernier aspect, aussi important que les 3 autres, se traduit, se manifeste et se nourrit de pratiques gestuelles et orales, variables selon le caractère des individus. Les "tchoba", "tcho", "yo" et "vamos" pour les "nadalistes" sont légion et tout à fait acceptables, pour manifester son engagement. On sait, avec un minimum d'objectivité, quand ces attitudes sont provocantes envers l'adversaire. Là, il faut sévir!!! Néanmoins, ces outrances sont, il me semble, rares, sauf chez quelques licenciés malfaisants clairement indentifiés dans le petit cercle pongiste. L'entraineur et les dirigeants sont, dans ce cas-là, tenus de veiller au grain!!! Mais il n'est pas normal, qu'un arbitre adulte profite de son pouvoir en brimant certains jeunes jugés trop extravertis, tant que leur agressivité n'est pas ciblée directement vers l'adversaire. Il n'est pas non plus acceptable, qu'un juge-arbitre de critérium fédéral régional fasse de même avec les participants, parce que ses oreilles sont fragiles! Les encouragements appuyés provoquent aussi quelques conflits lors des rencontres de championnat. Le perdant se plaint du joueur qui l'a atomisé pendant 3 manches, en clamant des "tcho!" et des tcha!". Il est vrai que, chahuté par un pongiste (souvent plus jeune) ne respectant pas votre classement très honorable, ça énèrve! Le fair-play n'a rien à voir là-dedans. On peut difficilement se passer d'une forme de combativité positive quand on tient à gagner sa partie. Et je préfère de loin un compétiteur qui s'encourage et sert juste, qu'un autre qui se tait ... mais sert faux!
 
Tony SEYMOUR

bernard jeu régional

Cette épreuve créée en 1990 sur le plan régional et national, s'est déroulée à Nantes le 18 novembre 2018.
Les aspects positifs :
  • 8 équipes du 85 se sont engagées sur 24 au total, traduisant l'importance de l'esprit de club dans nos structures vendéennes (idem pour le CIC régional jeunes).
  • La 3ème place de Bellevigny, une première dans son histoire.
  • La place de clubs ne fonctionnant qu'avec du bénévolat et terminant devant des clubs avec salarié appointé.
Les aspects négatifs :
  • La représentation des clubs (24), limité par l'organisation.
  • La quantité de parties très faible effectuée par certains joueurs (2 à 3). Sur une journée, cela fait peu.
  • L'incapacité pour certaines structures qualifiées (à tort peut-être) de "grosses", à réunir 10 joueurs dans une équipe (seulement 10 sur 24). La conséquence se fait ressentir sur le niveau faible de certains tableaux.
  • L'absence de règlementation concernant les mutés, faussant ainsi l'aspect formateur des clubs.
  • La place de clubs ne fonctionnant qu'avec du bénévolat et terminant devant des clubs avec salarié appointé.
Tony SEYMOUR
 

 
 
 

résultats B. Jeu

CLSTEQUIPESPTSNB
JOUEURS
1erLA ROMAGNE5410
2èmeNANTES ST MEDARD DE DOULON5310
3ème BELLEVIGNY4410
4ème VAILLANTE ANGERS429
5ème ST JULIEN4110
6èmeARNAGE4010
7èmeST HILAIRE DE LOULAY4010
8èmeBEAUFOU389
9èmeLE MANS SARTHE369
10èmeFERRIERE3410
11èmeST SEBASTIEN3110
12èmePONT ST MARTIN3110
13èmeNANTES ST JOSEPH2710
14èmeLA CHAPELLE249
15èmeCHANGE248
16èmeCHALLANS239
16èmeCHAVAGNES EN PAILLERS239
18èmeST BREVIN228
19èmeNANTES ASGEN227
20èmeLAVAL FRANCS-ARCHERS225
21èmeAIZENAY217
22èmeORVAULT208
22èmeLA FLECHE208
24èmeHERBIERS207

LA LOGIQUE INTERNE DE L'activité sur le terrain

La logique interne d'une discipline sportive rassemble tous les éléments qui la caractérisent. Celle du Tennis de Table compétitif est centrée sur le combat, le duel, pour obtenir finalement, la mort symbolique de l'adversaire. Il n'y a pas de match nul, mais un gagnant et un perdant.
Quatre domaines de la performance entrent en jeu simultanément au cours d'une partie chez un pongiste idéalement constitué : le physique, la technique, la tactique et le mental. Ce dernier aspect, aussi important que les 3 autres, se traduit, se manifeste et se nourrit de pratiques gestuelles et orales, variables selon le caractère des individus. Les "tchoba", "tcho", "yo" et "vamos" pour les "nadalistes" sont légion et tout à fait acceptables, pour manifester son engagement. On sait, avec un minimum d'objectivité, quand ces attitudes sont provocantes envers l'adversaire. Là, il faut sévir!!! Néanmoins, ces outrances sont, il me semble, rares, sauf chez quelques licenciés malfaisants clairement indentifiés dans le petit cercle pongiste. L'entraineur et les dirigeants sont, dans ce cas-là, tenus de veiller au grain!!! Mais il n'est pas normal, qu'un arbitre adulte profite de son pouvoir en brimant certains jeunes jugés trop extravertis, tant que leur agressivité n'est pas ciblée directement vers l'adversaire. Il n'est pas non plus acceptable, qu'un juge-arbitre de critérium fédéral régional fasse de même avec les participants, parce que ses oreilles sont fragiles! Les encouragements appuyés provoquent aussi quelques conflits lors des rencontres de championnat. Le perdant se plaint du joueur qui l'a atomisé pendant 3 manches, en clamant des "tcho!" et des tcha!". Il est vrai que, chahuté par un pongiste (souvent plus jeune) ne respectant pas votre classement très honorable, ça énèrve! Le fair-play n'a rien à voir là-dedans. On peut difficilement se passer d'une forme de combativité positive quand on tient à gagner sa partie. Et je préfère de loin un compétiteur qui s'encourage et sert juste, qu'un autre qui se tait ... mais sert faux!
 
Tony SEYMOUR
 

# Le sport compte

#LeSportCompte
 
Depuis quelques semaines, on nous invite à cliquer frénétiquement pour signifier notre adhésion au slogan :#LeSportCompte
Ainsi, chacun exprime son mécontentement face aux futures restrictions budgétaires gouvernementales, concernant le ministère de la cohésion sociale (Jeunesse et Sports). Cette pétition électronique représente l’avantage de récolter un nombre important de « signatures ». Si l’on reconnaît aisément l’aspect démocratique de l’action, une réflexion de fond s’impose pour savoir si nous, à la base, dans les clubs pongistes vendéens, nous allons être impactés (comme ils disent) par ces réformes.
Un premier point concerne la baisse des subventions du C.N.D.S. La tactique a consisté, au départ, à complexifier, via l’informatique « convivial d’accès », paraît-il !, la procédure d’élaboration des dossiers, afin de décourager les moins téméraires. Puis, la 2ème lame a haché menu toutes les actions fondamentales entraînant des frais dans la vie d’un club. Finie la prise en compte de la formation du joueur, des déplacements nationaux, de la progression du nombre d’adhérents… Un Président de Comité me confiait, dépité, lors de nos sempiternelles réunions préparatoires, qu’il fallait désormais « monter des projets » concernant les femmes battues, handicapées et demeurant dans un secteur géographique défavorisé, pour espérer, peut-être, obtenir quelques subsides. Trait d’humour pas si éloigné de la vérité en fait !
Mais voilà, cela fait déjà 5 ans que cela dure. Le réveil du mouvement sportif (C.D.O.S., C.R.O.S.) est un peu tardif. En effet, les 10 200€ que touchait le Comité de Tennis de Table en 2013 ont fondu pour ne représenter que 2 500€ en 2018. Il n’y a plus que 4 clubs qui bénéficient d’une aide, contre une quinzaine dans les années 2000, mais chacun se débrouille, trouve d’autres solutions en interne pour que l’association tourne du mieux possible. Aide-toi et le ciel t’aidera !
 
Le 2ème point concerne la diminution des emplois aidés, services civiques et emplois d’avenir (qui en a peu en fait). Ces postes ponctuels seraient formateurs s’ils concernaient surtout des actions concrètes en face à face pédagogique, par exemple. Or, les fiches de poste tournent souvent autour des projets de développement qui ne sont évalués que très rarement. De plus, ces fonctions ne correspondent pas au profil inexpérimenté des candidats. Une diminution des aides sur ces types de postes n’est donc pas gênante pour fonctionner en Tennis de Table puisqu’un bénévole passionné et sérieux fait naturellement les mêmes choses.
 
Le 3ème point concerne la suppression de 1 600 postes de cadres d’état (statut fonctionnaire). Nous ne sommes plus en 1975, à l’époque où les quelques CTR arpentaient 3 ou 4 départements, armés de leur bâton de pèlerin pour organiser, çà et là, les premiers stages de joueurs. Un maillage des professionnels est désormais établi sur un statut privé et associatif au niveau de tous les départements. Les clubs, eux aussi ont franchi le pas depuis les années 1990. La fonction de cadre d’état ne garantit en rien la compétence et la passion de son activité. Chaque discipline a dans ses rangs un certain nombre d’individus improductifs mais indéboulonnables. J’ai le récent souvenir d’un D.T.N. (hors ping d’origine, Dieu merci !) dont les occupations quotidiennes étaient bien éloignées du Tennis de Table…
Le lien entre cadres d’état et sportifs de haut niveau, n’est pas automatique. L’efficacité d’un binôme tel que Gadal – Gatien est trop rare pour être citée en exemple. Plus que le statut, ce sont les moyens financiers à mettre sur la table, les relations employeurs / employés à assainir qui sont déterminants pour qu’un individu motivé et compétent s’investisse sur le parcours d’un futur champion de haut niveau. Et concernant les finances, c’est bien en interne, dans la filière purement pongiste qu’on nous limite au fil des saisons. Alors oui, des restrictions gouvernementales budgétaires sont prévues, et pour nous, à la base, cela changera quoi ? Ben, pas grand-chose. On cherchera toujours à garder son entraineur si on en a un, on remuera ciel et terre, on mettra à contribution les bénévoles du club pour arriver à le rétribuer correctement.
 
Pour nous, il n’y aura pas de grève du sport, de fermeture de salles, ni de préparation olympique d’ailleurs ! et pour la manifestation du monde sportif vendéen le 13 octobre devant la préfecture, « on n’peut pas… on a critérium !!! »
 
Tony SEYMOUR